Quel collectionneur de montres êtes-vous ?

25Avr - by admin9596 - 0 - In Uncategorized

Une montre en dit beaucoup plus qu’on ne pourrait le penser sur celui qui la porte. Il existe une infinité de styles et d’approches différents, aussi bien dans l’horlogerie que chez les amateurs de garde-temps. Le Point Montres a dressé les profils des cinq types de collectionneurs les plus fréquents.

Le classique

Le premier profil de collectionneur : celui qui affectionne les pièces dites « classiques ». Il rejette les cadrans trop chargés, les complications multiples et les diamètres trop imposants. En revanche, il possède un goût prononcé pour les choses simples, les designs subtils et efficaces ainsi que les mécaniques qui ont fait leurs preuves. Le collectionneur classique se distingue par ses garde-temps raffinés qui, plus que des montres donnant l’heure, incarnent un véritable esprit. On trouve dans sa collection des pièces telles que la Reverso de Jaeger-LeCoultre, l’Explorer de Rolex (référence 1016), la Patrimony de Vacheron Constantin ou encore la Calatrava de Patek Philippe dans sa version la plus pure à trois aiguilles.


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L’historien

À chaque garde-temps son histoire. L’« historien », c’est ce passionné d’horlogerie pour qui la valeur d’une montre réside dans l’histoire qu’elle porte en elle. Il étudie scrupuleusement les patrimoines des marques qu’il affectionne et connaît les anecdotes liées aux différents modèles. Ce collectionneur, qui maîtrise parfaitement les accomplissements mécaniques et techniques qui ont bâti l’horlogerie d’hier et d’aujourd’hui, est motivé par la chasse de pièces qui s’accompagnent d’une histoire faisant d’elles, d’une certaine manière, des montres historiques. Sa collection est comparable à un musée et sa démarche, à celle d’un conservateur. Parmi ses « must have », on peut compter la Zenith El Primero, premier chronographe automatique au monde, une montre de poche Breguet, une Omega Speedmaster fabriquée pour la Nasa ou une Panerai Radiomir des années 30 conçue pour l’armée italienne avec la collaboration de Rolex.


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L’investisseur

Vu les sommes qu’ils dépensent en matière de montres, certains collectionneurs aiment savoir qu’en plus de leur procurer du plaisir au quotidien, leurs acquisitions maintiennent leur valeur au fil des ans, voire en prennent. L’« investisseur » cherche donc un double confort : au poignet et financier. Ils s’orientent ainsi vers des pièces produites en très peu d’exemplaires, des collections iconiques très recherchées, des détails qui rendent à part un modèle. Typiquement, il regarde d’un oeil très attentif les chronographes à quantième perpétuel de Patek Philippe, les 1921 de Vacheron Constantin, les Rolex Daytona des années 60, les tourbillons pour le mérite d’A. Lange & Söhne.


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Le pilote

De nombreux collectionneurs ont grandi avec la passion, l’excitation des courses automobiles, et très vite, leurs goûts en matière de garde-temps se sont orientés vers des chronographes racés portés le plus souvent par leurs pilotes favoris. Ça tombe bien, l’âge d’or des designs horlogers et chronographes correspond à celui des courses automobiles. Emblématiques, esthétiques, parfois atypiques et encore très fonctionnels, les chronos des années 60-70 possèdent cette association de charmes qui peuvent rendre n’importe quel collectionneur totalement accro. Parmi les montres les plus prisées, on peut citer les Heuer Carrera, Monaco, Autavia et Calculator, la Tudor Monte Carlo ou encore les Breitling Chronomatic et Datora.


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Le lanceur de mode

Ce collectionneur a tout vu, tout connu. Il a habillé son poignet de chronographes, de montres extra-plates, de pièces surdimensionnées, de modèles rectangulaires, de garde-temps à complications. Mais, désormais, son approche consiste uniquement à satisfaire ses désirs et à raviver ses pulsions horlogères. Ce « lanceur de mode » détecte et s’offre des montres de marques peu connues qui présentent des designs et des complications que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Il déniche également au sein des grandes manufactures des éditions très rares qui n’ont pas fonctionné à leur époque. Ce collectionneur relance des modes et permet à des indépendants de se faire un nom. On le voit ainsi équiper son poignet d’une Universal Genève Space-Compax, d’une Heuer Abercrombie & Fitch ou, dans un style radicalement différent, d’une Urwerk, d’une Louis Moinet ou encore d’une Arnold & Son.


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