Palaces à « petits » prix

31Oct - by admin9596 - 0 - In Uncategorized

L’Orangerie


Carpaccio de bar mariné, fenouil sauvage, pomme ratte. © DR

C’est le dernier-né du Four Seasons George V Paris. Un écrin au style Art déco façonné par Pierre-Yves Rochon. Sous sa splendide véranda de 7 mètres de hauteur, L’Orangerie, qui a vu le jour cet été, offre une imprenable vue sur la prestigieuse cour de marbre décorée d’orchidées, de buis et de fougères. Aux commandes des fourneaux, David Bizet régale sept jours sur sept au déjeuner et au dîner les 20 convives qui prennent place dans cette bulle de verre. Le Normand de 38 ans, qui fut second au V, la table 3 étoiles de l’hôtel, joue une partition alliant le classique au contemporain. Le résultat ? D’éclatants tableaux manucurés comme des jardins à la française qui font mouche : oeuf fumé, caviar impérial, cresson ; langoustine à la nage, agrumes, écume de riz ; sole, coquillages, pomme verte, verveine ; ris de veau, jus herbacé, pissenlit, gourmande mélisse ; fleur de vacherin, framboises à l’anis ; fines feuilles et soufflé, chocolat noir, cardamome. On en salive…

31, avenue George-V, Paris 8e. 01 49 52 72 24. Menus : 95, 125 euros. Carte : de 72 à 129 euros.

Le 114 Faubourg


Le 114 Faubourg © Roméo Balancourt

Rien que le décor aiguise l’appétit : un escalier monumental avec sa rampe en fer forgé tapissée de feuilles d’or permet de rejoindre le premier étage du 114 Faubourg au Bristol. Que vous soyez assis ici ou au rez-de-chaussée face à la cuisine ouverte, vous vous retrouvez au milieu de murs ornés de dahlias. Sous l’oeil d’Éric Fréchon, 3 étoiles à Épicure, Jean-Charles Cauquil met sur le devant de l’assiette les pépites du terroir bleu-blanc-rouge : pâté en croûte de canard champion du monde en 2011 ; maquereaux au vin blanc, concombre et salicornes relevés au raifort ; merlan frit, sauce tartare, tétragone à l’huile d’olive et citron ; côte de cochon fermier Ibaïama, mirabelles poêlées et flambées à l’eau-de-vie, crème chiboust caramélisée.

114, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e. 01 53 43 44 44. Menus : 56 euros (déjeuner), 114 euros (dîner). Carte : de 52 à 147 euros.

La Bauhinia


Le Bauhinia © DR

Impossible de la rater ! La Bauhinia, en référence à l’orchidée à 5 pétales ornant le drapeau de Hong Kong, trône au coeur du Shangri-La. Dominé par une impressionnante verrière, le palace donne le sentiment de flâner au sein d’un jardin d’hiver. Christophe Moret, 2 étoiles à L’Abeille, veille sur les destinées de la table avec une carte faisant la part belle aux spécialités françaises et asiatiques. Il n’y a plus qu’à trancher entre le foie gras de canard, chutney et gelée de rhubarbe ; le tom kha kai, soupe au lait de coco et volaille parfumée à la citronnelle ; la sole meunière, légumes sautés, condiment olive-citron ; le pad thaï, pâtes de riz sautées aux crevettes, pousses de soja, cacahouètes, ail ou la pavlova aux agrumes parfumée à la fleur de jasmin.

10, avenue d’Iéna, Paris 16e. 01 53 67 19 91. Menus : de 48 à 58 euros (déjeuner), 68 euros (dîner). Carte : de 47 à 118 euros.

Le Relais Plaza


Le Relais Plaza © DR

On ne le présente plus ! Voilà quatre-vingts ans que Le Relais Plaza a pointé le bout de ses couverts au Plaza Athénée. Le Tout-Paris des affaires défile dans ce temple chic à l’esprit des Années folles, dont la salle à manger est la réplique parfaite de celle du paquebot Normandie. Werner Küchler, maestro du service depuis quatre décennies, forme un pétillant duo avec Philippe Marc en cuisine. Au programme de ce navire gourmand ? Cookpot de légumes, pommes de terre rattes, cèpes ; saint-jacques, poireau crayon, pomme roseval, vinaigrette truffée ; filet de saint-pierre, fricassée d’artichauts, kumquat ; poulet jaune des Landes à la broche, sauté gourmand aux écrevisses. Ne manquez pas les savoureux desserts d’Angelo Musa : baba Plaza, vieux rhum brun ; poire Belle-Hélène ; 100 % Vanille.

21, avenue Montaigne, Paris 8e. 01 53 67 64 00. Menus : 54, 64 euros. Carte : de 58 à 136 euros.