Quand on veut éradiquer la pauvreté

30Oct - by admin9596 - 0 - In Uncategorized

Le monde est pourtant confronté aujourd’hui à des défis aussi complexes et épineux que ceux des dernières années. Des difficultés économiques tenaces ont provoqué un ralentissement de la croissance mondiale ; la fragilité et les conflits ont contraint des dizaines de millions de personnes à quitter leur foyer ; les pays et leur économie sont vulnérables aux catastrophes naturelles et aux chocs liés au changement climatique ; enfin, une pandémie peut survenir à tout moment et se propager rapidement. Nous sommes tous concernés par ces problèmes, mais la triste vérité est que ce sont les êtres humains vivant dans l’extrême pauvreté qui sont touchés en premier et le plus durement. La mission du Groupe de la Banque mondiale s’articule autour de deux objectifs : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir la prospérité parmi les 40 % les plus pauvres de la population des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Pour les réaliser, nous nous attachons principalement à promouvoir une croissance largement répartie qui ne laisse personne sur la touche, et nous restons vigilants à l’égard des chocs qui mettent en péril les progrès accomplis de haute lutte sur le front du développement. Nous avons conscience que les méthodes d’intervention habituelles ne suffiront pas. Le Groupe de la Banque mondiale adopte donc de nouveaux modes de collaboration avec un éventail de plus en plus diversifié de partenaires. Ainsi, au cours de l’exercice écoulé, nous avons collaboré avec l’Organisation des Nations Unies et le Groupe de la Banque islamique de développement au lancement d’un mécanisme de financement innovant en faveur des réfugiés syriens et des communautés qui les accueillent en Jordanie et au Liban. Fort des premières contributions de huit pays et de la Commission européenne, ce mécanisme sera en mesure d’accorder immédiatement des prêts concessionnels à concurrence de 800 millions de dollars à la Jordanie et au Liban. Ces financements permettront de poursuivre à une plus grande échelle des programmes visant à élargir la couverture de services essentiels, tels que l’éducation et les soins de santé, afin de répondre à la demande des réfugiés et des habitants des pays d’accueil. Il s’agit là de l’une des nombreuses solutions novatrices que nous mettons en oeuvre pour aider à résoudre les problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Les agents compétents et dévoués des principales institutions de financement du Groupe de la Banque mondiale — l’Association internationale de développement (IDA), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et la Société financière internationale (IFC) — travaillent de concert à la mobilisation des solutions et investissements novateurs nécessaires à la promotion d’une croissance économique solidaire.